Ce 19 juin 2026 il faisait très chaud à Dijon (et ailleurs). Mais les courageux Vandopériens de l’AAAHV avaient l’intention de profiter pleinement de cette belle ville. Ainsi, après avoir quitté le Musée des Beaux Arts, certains ont choisi de suivre les traces de la chouette jusqu’à sa maison, sur le mur de l’Église Notre Dame de Dijon. Mais pourquoi cela ? Car cette église gothique, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est décorée d’un jacquemart (un automate qui sonne les heures) et d’une chouette, qui sont les symboles de la ville.  « Et tout dijonnais de souche sait qu’il faut caresser la chouette de la main gauche, main du coeur (et surtout pas la droite, gare aux malheurs) pour voir ses souhaits réalisés, sans croiser le regard de la salamandre qui se cache non loin de là sur la façade, qui elle, se fera un malin plaisir à annuler votre souhait. »  Et c’est ainsi que nos compagnons de voyage ont agi !

La rue de la Chouette avec, dans le fond, l’église Notre-Dame de Dijon.
Par Benjamin Smith — Travail personnel, CC BY-SA 4.0
Chouette de Dijon
user:Bouette, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Prévu par Dominique Pouille dans le chronogramme initial de voyage, le Musée François Rude, s’est trouvé aussi sur le chemin des quelques uns de nos touristes culturels.

Ce musée, qui rend hommage au célèbre sculpteur dijonnais, est installé dans une ancienne partie de l’Église Saint-Étienne à Dijon. Il sert à la fois de musée archéologique et de musée des beaux-arts. Ceux qui y sont entrées ont pu admirer, dans la section des moulages en plâtre, des œuvres du sculpteur présentes dans d’autres musées ou dans l’espace publique, notamment « Le Départ des volontaires de 1792 (ou La Marsellaise) » en taille réelle, qui se trouve à l’Arc du Triomphe à Paris. Des vestiges archéologiques des fondations de la ville sont également visibles au Musée Rude.

Moulage du Départ des Volontaires de 1792 (ou La Marseillaise) de François Rude
Photo : M.A.Daroux

Après la « réunification du groupe », le car est partie de Dijon vers 18h. À mi-parcours entre Dijon et Vandoeuvre, un pique-nique dînatoire, préparé par ses soins, a été servi par Dominique PouilleMichèle Donati, vice-présidente de l’AAAHV, a remercié Dominique au nom de tous les participants pour l’organisation de la sortie et l’a félicitée pour le succès de la journée.

À  l’AAAHV, les événements culturels se succèdent, mais les moments conviviaux qu’ils créent demeurent à jamais (voir ici, par exemple).  Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour découvrir l’album-souvenir préparée par Bertille von Hatten : (activez le son, car il y a de la musique; et pour voir en plein écran, cliquez sur le petit carré en bas à droite de l’image)

 

POUR VOIR L’ALBUM AVEC LES PHOTOS DE LA VIDEO DE BERTILLE VON HATTEN CLIQUEZ ICI

 

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En poursuivant la visite du Musée des Beaux-Arts de Dijon, dirigée par Dominique Pouille, présidente de l’AAAHV, après avoir exploré les collections de François Pompon et les tombeaux des Ducs de Lorraine, le groupe s’est dispersé dans les différentes salles du musée, le visitant de manière autonome selon ses goûts personnels. Comme mentionné précédemment, ce musée, qui occupe la moitié du Palais Ducal et a été entièrement rénové récemment, abrite des œuvres d’art allant de l’Antiquité à nos jours.

Bertille et Michel ont fait une promenade à travers le Moyen Âge en Bourgogne, ainsi que les XVème et XXème  siècles, et ont même visité la cuisine ducale…CLIQUEZ SUR L’IMAGE CI-DESSOUS POUR LES SUIVRE A TRAVERS LES SIECLES (photos de l’album de Bertille von Hatten)

Photo de Bertille von Hatten

Un autre groupe a manifesté de l’intérêt pour les collections du XIXème siècle, qui exposaient des œuvres allant du romantisme au symbolisme, en incluant, bien entendu, l’impressionnisme. Voici quelques tableaux de ce mouvement, capturés par l’objectif de ces membres de l’AAAHV : (n’hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir et découvrir des détails sur les tableaux)

Étretat-La Porte Aval : Bâteaux de pêche sortant du port par Claude Monet
La maison dans le feuillage par Édouard Manet

 

Saint-Mammès sur le long par Alfred Sysley
Le port de Honfleur par Louis-Eugène Boudin

Et dans les collections du XXème siècle, nous faisons ici un clin d’oeil à Nicolas de Staël, dont le parcours et les créations ont été récemment des sujets d’étude dans le cours de « Dessin et Peinture »  de Dorota Szymanska à l’AAAHV

Après avoir quitté le musée, chacun a pris son propre chemin pour rejoindre le car qui nous ramènerait à Vandoeuvre… et parfois, ces chemins ont mené à d’autres attractions de la ville de Dijon. Mais cela fera l’objet d’un prochain article.

Photos de cet article : M.A.Daroux (sauf l’album)

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Après avoir visité la collection de François Pompon au Musée des Beaux Arts de Dijon, le groupe de l’AAAHV a exploré les autres salles du musée. Celles-ci, organisées chronologiquement, présentent des œuvres allant de l’Antiquité au XXIe siècle. Dans la section dédiée au Moyen Âge, l’une des salles les plus prestigieuses, anciennement la salle d’apparat du Palais Ducal (avec sa tribune pour les musiciens et troubadours et sa cheminée monumentale style gothique flamboyant), abrite les tombeaux des ducs de Bourgogne, Philippe le Hardi, de son fils Jean sans Terre et son épouse Marguerite de Bavière. Avec leurs gisants et dalles en marbre soutenues par des pleurants en albâtre, ces tombeaux sont parmi les attractions touristiques de Bourgogne.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir les détails de cette pièce grâce à l’album photo de Bertille von Hatten.


 

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François Pompon est mort le 6 mai 1933 à Paris à l’âge de 78 ans, après une opération de la prostate. N’ayant pas d’héritiers, il a laissé son atelier à la France en interdisant la reproduction de ses œuvres (ce qui a été ignoré par la suite). Le Musée National d’Histoire Naturelle a créé un musée temporaire pour ses œuvres, qui devaient être conservées « en attendant 10 ans pour entrer au Louvre ». Cependant, le chanoine Kyr, maire de Dijon, a fait transférer ces œuvres au Palais des Ducs de Bourgogne (qui abrite aujourd’hui le Musée des Beaux Arts) à Dijon, en 1948.

Au Musée des Beaux Arts de Dijon

Le groupe de voyageurs de l‘AAAHV, après avoir visité Saulieu, la ville natale de François Pompon, s’est ensuite dirigé vers Dijon pour admirer ses créations présentées au Musée des Beaux-Arts de la ville, ainsi que d’autres œuvres d’art qui y sont exposées. Une visite au Musée Rude était également prévue dans le programme.Dans le diaporama ci-dessous, vous pouvez découvrir la première partie dédiée à la collection du sculpteur sédélocien (montages réalisés à partir des photos de Bertille von Hatten, sauf la dernière).

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Voir aussi :

VISITE GUIDEE PRIVEE DU MUSEE DES BEAUX-ARTS DE DIJON

 

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Après la visite guidée dans l’espace dédié aux œuvres de François Pompon, les participants de la sortie culturelle ont exploré librement les autres salles de l’institution qui porte le nom du sculpteur. En plus de se concentrer sur les beaux-arts, ce musée est également un lieu d’archéologie, d’ethnologie et d’histoire.

Pour ce qui est des beaux-arts, il possède une salle consacrée à l’art contemporain, surtout en lien avec le thème animalier :

Des expositions temporaires sont régulièrement accueillies et, lors de leur passage, les adhérents de l’AAAHV ont pu apprécier l’exposition « Feuille à feuille, l’oiseau s’éveille » de Caroline Picot Finance :


En ce qui concerne l’histoire de Saulieu, quelques silex typiques d’une vie pastorale, datant d’environ 4000 à 5000 avant notre ère, y ont été découverts. Cependant, la ville a véritablement vu le jour sous le nom de Sidolocum, suite à la conquête de la Gaule par Jules César, le long de la voie romaine Agrippa qui reliait Boulogne à la Méditerranée. Des vestiges de cette période, tels que des monnaies, des tuiles, d’anciennes fondations, des tessons de céramique commune, une meule à grain et deux colonnes galbées, peuvent être admirés au Musée François Pompon. De plus, des stèles funéraires de cette époque suggèrent également la possible existence d’une nécropole.

Capture d’écran Le musée François POMPON de la ville de Saulieu (21)

La position sur une voie romaine a fortement influencé l’histoire de Saulieu. Dans l’Antiquité, cette route a amené Andoche et Thyrse, qui ont été accueillis par Félix. Ensemble, ils sont devenus des martyrs, attirant des pèlerins vers la ville pendant des siècles. Par conséquent, la tradition catholique y est profondément enracinée, et le Musée François Pompon abrite plusieurs pièces d’art sacré, y compris des objets de culte, comme l’Évangéliaire dit de Charlemagne, que l’empereur aurait donné à Saulieu.


Le musée offre également un espace consacré aux arts et traditions populaires, où l’on peut admirer une reconstitution d’une maison morvandelle du XIXème siècle, ainsi que des métiers anciens et leurs outils : forgeron, sabotier, agriculteur, apiculteur, entre autres.

La localisation de Saulieu a fait d’elle une ville étape. Depuis 1653, elle est devenue un relais de la Poste sur la route entre Paris et Lyon et, plus récemment, un point de passage de la célèbre N6, la « route de vacances ». Cela a favorisé le développement de sa gastronomie, attirant des chefs étoilés tels qu’Alexandre Dumaine et Bernard Loiseau, qui se sont installés dans la ville, attirant des présidents et des personnalités du cinéma, comme Sacha Guitry, Orson Welles, Édith Piaf, Mistinguett, Charlie Chaplin, et bien d’autres… Une salle au premier étage du Musée François Pompon présente des menus de deux chefs :

Voici le groupe des membres de l’AAAHV devant le Musée François Pompon, après leur visite.

 

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Photos : Bertille von Hatten

Sources :

Site de la ville de Saulieu

Wikipédia (1) (2)

Le Musée François Pompon de la ville de Saulieu (21)

 

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Le Musée François Pompon à Saulieu est situé dans un hôtel particulier du XVIIe siècle, ancien presbytère. À l’origine, c’était le Musée d’ethnologie du Morvan, fondé en 1930. Lors d’une visite de François Pompon dans sa ville natale en 1932, la municipalité lui a offert le privilège de choisir un lieu pour exposer ses œuvres. Il est décédé en 1933 et en 1934, le Musée François Pompon a été inauguré à l’endroit qu’il avait sélectionné. Il comprend :

– en plus d’une collection d’œuvres de François Pompon, des salles consacrées à l’art contemporain et des expositions temporaires,

– des espaces qui rappellent l’histoire de Saulieu, avec des stèles gallo-romaines, de l’art sacré et des arts et traditions populaires,

– des salles dédiées à la gastronomie française et aux grands chefs qui se sont installés à Saulieu, Alexandre Dumaine  et Bernard Loiseau.

 

 

Visite guidée des oeuvres de François Pompon au Musée de Saulieu

 

La visite a débuté par une présentation de la vie et du parcours de François Pompon, qui est né à Saulieu en 1855.  (voir sur ce site Conférence « François Pompon- Sculpteur » par Dominique Pouille).


 

La première salle que nous avons visitée était dédiée à la première phase de sa création artistique : les portraits. Il a commencé par sculpter des membres de son cercle familial et proche, ses modèles étant sa femme, sa sœur, sa mère, son frère, son neveu, et même le curé de la ville. Ces œuvres, ainsi que « La Pauvre Cosette«  et « Sainte-Catherine d’Alexandrie » (ou leurs reproductions), ont été commentées lors de la visite guidée : 

Antoinette, sa soeur
Hector, son frère
Berthe, sa femme

La visite s’est poursuivie dans la salle où étaient présentées les œuvres qui ont fait connaître François Pompon à 67 ans : la sculpture d’animaux. Les participants ont eu l’occasion d’admirer la modernité et la simplification des formes qui illustrent le mouvement, des caractéristiques du travail du sculpteur (voir le diaporama ci-dessous) :  

Ils ont pu toucher la réplique en résine du célèbre ours polaire  et constater la précision des détails anatomiques de la sculpture réalisée par François Pompon.

Après avoir visité les salles dédiées à François Pompon, le groupe a continué sa découverte avec les autres attractions du musée. Celles-ci feront l’objet d’un prochain article.

 

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Photos : Bertille von Hatten

 

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Pour mieux faire connaître aux adhérents de l’AAAHV le parcours et les œuvres du sculpteur François Pompon, Mme Dominique Pouille, présidente de l’association, a organisé une visite à Saulieu et Dijon, les lieux de sa naissance et de ses débuts professionnels. Le groupe qui a pris part à cette sortie culturelle a quitté Vandoeuvre en car vers 6h du matin.

À mi-parcours entre Vandoeuvre et Saulieu, un arrêt a eu lieu où la présidente a servi aux participants une pause « petit déjeuner » avec du café et un gâteau qu’elle avait préparé. Ensuite, le voyage a continué et le car est arrivée à Saulieu aux environs de 10h.

Pour suivre les visites guidées, deux groupes ont été formés : le premier s’est rendu au Musée François Pompon, tandis que le second a pris la direction de la Basilique Saint-Andoche. Cet article se concentrera sur le deuxième groupe.

Chevet nord-est de la basilique (à gauche) et Musée François Pompon (à droite)
Photo : M.A.Daroux

 

La Basilique Saint-Andoche de Saulieu

Classée Monument Historique et Site Clunisien Européen, cette église a officiellement célébré ses 900 ans en 2019, mais la visiter constitue un voyage à travers le temps, de la légende à l’histoire, depuis l’époque de l’Empire Romain jusqu’à nos jours.

La légende raconte que « au tout début du premier millénaire deux hommes venant de Smyrne, font route vers Saulieu pour partager le message de Christ : Andoche et Thyrse. A Saulieu ils rencontrent Félix, touché comme eux par le même souhait. Arrêtés et martyrisés sous les ordres du empereur romain Marc Aurèle, leurs reliques ont attiré à la ville des milliers de pèlerins au long des siècles. « 

Une abbaye a été fondée grâce aux dons des pèlerins.. Après avoir subi les raids des Sarrasins en 731, ainsi que des représailles à la Bourgogne de Charles Martel, elle aurait été reconstruite par Charlemagne. Au début du XII siècle, Etienne de Bâgé y a fait ériger une église sur le modèle clunisien. Victime des périodes historiques difficiles, elle a été pillée et incendié lors de la Guerre des Cents Ans et transformée en Temple de la Raison pendant la Révolution. Classée monument historique en 1841, l’église a été restaurée par Viollet le Duc. Elle a encore subi les dommages causés par le temps et les intempéries, ainsi que des réparations et modifications qui l’ont amenée à son apparence actuelle.

Aujourd’hui, l’édifice de la  basilique, construit en calcaire à lumachelle, provenant des environs immédiats de Saulieu,  comporte trois parties (cliquez pour agrandir):

– la façade et les nefs romanes


– les chapelles adjacentes des XVème et XVIème siècles



– le chœur du XVIIIème siècle


Dans son intérieur, parmi les éléments notables qui attirent l’attention des visiteurs, on peut mentionner :

Le sarcophage en marbre
Les reliques des martyrs
La copie de l’évangéliaire dit de Charlemagne
Gautier Poupeau from Paris, France, Évangéliaire dit de Charlemagne, XIIe siècle (20286347516), CC BY 2.0
L’orgue
  • le sarcophage en marbre :consacré en 1958 par le chanoine Kyr, il est probablement d’origine gallo-romaine et a été christianisé. Après avoir été démonté, il a été reconstitué et se trouve sous l’autel principal.
  • les reliques des martyrs : depuis le VIIIème siècle leur présence est attestée à Saulieu ; leurs reliquaires se trouvent dans le trésor au fond du chœur de l’église.
  • une copie du Évangéliaire dit de Charlemagne : offert par Charlemagne à l’Abbaye de Saulieu ; en style byzantin, sa reliure possède des ivoires rarissimes. La reproduction présente dans la basilique a été réalisée par les ateliers du Louvre.
  • l’orgue : réalisé en 2003, son buffet a été signé par l’artiste plasticien Pierre Sibieude.
  • les chapiteaux :datant du XIIème siècle, ils illustrent des épisodes bibliques, ainsi que la flore, la faune et les mythes et croyances populaires de cette époque (voir diaporama ci-dessous).

CLIQUEZ SUR LES LIENS CI-DESSOUS POUR VOIR :

ALBUM PHOTO COMMENTÉ DE BERTILLE VON HATTEN

VISITE VIRTUELLE DE LA BASILIQUE SUR  LA PAGE FACEBOOK DU MUSÉE POMPON

 

Photos : Bertille von Hatten (sauf mention différente)

Source des données du texte : Livret « La Basilique Saint-Andoche de Saulieu » (vendu à la basilique)

 

Après cette visite, le groupe s’est rendu au Musée François Pompon, puis a déjeuné au Bistrot Loiseau du Morvan, avant de prendre la route vers Dijon, pour découvrir les œuvres de François Pompon au Musée des Beaux-Arts de la Ville et le Musée Rume.

 

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En juillet

2 stages ouverts à tous !
Participation possible à la demi‑journée (matin ou après‑midi) ou à la journée complète. Exercices, croquis ou toile complète, au choix.

Stage 1

Inspiration Christophe Ecke, artiste plasticien, maître de conférences à l’Université de Lorraine, spécialisé en histoire des mathématiques et rattaché aux Archives Henri-Poincaré
https://christopheeckes.w

Motif végétal (figuratif)
7 juillet • Parc du Charmois
10h00–13h00 et 14h00–17h00
25 € par séance

Observer, composer, choisir un point focal, limiter et harmoniser la palette.

Matin : repérage, croquis, sous‑couche.

Après‑midi : modulation, superposition, finitions.

 

Stage 2

Hermine Demiro, peintre arménienne vivant au Mexique
Hermine Demiro

Monde aquatique (abstrait)
21 juillet • Inspiration Hermine Demiro
10h00–13h00 et 14h00–17h00
25 € par séance

Palette froide + complémentaire, masses coloristiques, rythme, textures.

Matin : blocage des masses et préparation.

Après‑midi : textures, gestes, accents et simplification.

Matériel : toile, acrylique, pinceaux (apportez si possible).

Tous niveaux bienvenus — venez pour une demi‑journée ou la journée.

Inscription / Renseignements :
06 89 90 71 43
Date limite d’inscription: 25 juin.

 

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Mme Dominique Pouille lors de la conférence « François Pompon -Sculpteur »
Photo : Bertille von Hatten

Le 2 juin 2026, Madame Dominique Pouille, présidente de l’AAAHV, a donné une conférence sur la vie et l’œuvre de François Pompon, le célèbre sculpteur animalier.

Avant de commencer à décrire le parcours de François Pompon, Mme Pouille a expliqué ce qui définit une sculpture : les différents types de reliefs, les diverses techniques, ainsi que les matériaux utilisés selon les techniques :

Sa description de la vie de François Pompon débute avec l’événement qui a marqué son succès : le Salon d’Automne de 1922 à Paris, où il a exposé son ours blanc en marbre. À l’époque, il avait déjà 67 ans et avait montré ses créations antérieurement sans obtenir la reconnaissance escomptée. Cependant, cette fois-ci, à sa grande surprise et à celle de tous, il a été couronné de succès.

Né le 9 février 1855 à Saulieu en Bourgogne, François Pompon est le fils d’un menuisier ébéniste. Son père lui a transmis son savoir-faire, mais c’est sa passion pour la pierre qui l’a poussé, à l’âge de 15 ans, à entrer en apprentissage chez un marbrier à Dijon. Le soir, il suit des cours d’architecture, de gravure et de sculpture. À 20 ans, il se rend à Paris et travaille dans une entreprise funéraire tout en poursuivant ses études à la future École des Arts Décoratifs. C’est là que son maître, Pierre Rouillard, sculpteur animalier, lui fait découvrir le « Jardin des Plantes », qui deviendra son atelier de plein air préféré. À 22 ans, il s’installe dans un atelier-logement à Montparnasse et, à 27 ans, il épouse la couturière Berthe Vilain. Pour subvenir à ses besoins, il travaille comme praticien auprès de sculpteurs renommés.

Cependant, chez lui, il réalise des portraits. D’abord ceux de sa famille et de ses amis, mais ses œuvres exposées comme par exemple « Pauvre Cosette », ne lui confèrent toujours pas la célébrité :

Pauvre Cosette de François Pompon
Sainte-Catherine d’Alexandrie de François Pompon

Grâce à ses portraits, il est invité à travailler à l’atelier du célèbre sculpteur Rodin, où il reste de 1890 à 1895, période durant laquelle il fait la connaissance de Camille Claudel et de Jules Desbois… Le conseils qu’il a retenus de Rodin sont : « N’imitez jamais personne, regardez la nature » et « Soignez tous vos profils. » .

En 1896, il débute un travail à plein temps chez René de Saint Marceaux, et cette collaboration se poursuit jusqu’à la mort de ce dernier en 1915, au début de la Première Guerre mondiale. Saint Marceaux lui fait découvrir Cuy Saint-Fiacre en Normandie, où il peut observer de près les animaux environnants, capturant leurs mouvements en glaise sur le vif, grâce à un petit atelier portatif.

À partir de 1905, il se consacre entièrement à la sculpture d’animaux. Il capture l’essence de leurs formes pour les simplifier, étudie leurs mouvements, enlève plumes et poils, évite les arêtes vives et travaille le polissage pour jouer avec la lumière.

Avec humour
Chasseur de mouvement
Le coq dans tous ses états 
Polis comme des galets
Des oiseaux sans plumes

Il les expose, mais la reconnaissance ne vient que 17 ans plus tard, en 1922, avec son ours blanc en marbre. Pourquoi ? Une des raisons est que ses animaux sont de petite taille, « juste bons à être posés sur une cheminée » , selon les amateurs. Antoine Bourdelle lui conseille de montrer l’ours blanc en taille réelle. Il le fait et le présente au Salon d’Automne de 1922. La reconnaissance arrive enfin !

Désormais célèbre, François Pompon continue à travailler jusqu’à sa mort, le 6 mars 1933, à 78 ans. Il repose auprès de sa femme (décédée en 1921) au cimetière de Saulieu, veillé par un condor qu’il a sculpté lui-même. Ses œuvres sont maintenant exposées dans plusieurs musées autour du monde.

Pour approfondir la connaissance de l’œuvre de François Pompon, Mme Dominique Pouille organise un voyage à Saulieu et Dijon pour les membres de l’AAAHV le 19 juin 2026.

 

Sources et photos :

Pompon sculpteur Marie Sellier 1994
Pompon 1855-1933 Réunion des musées nationaux 1994

 

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La ville de Saint-Mihiel est connue sous le nom de « petite Florence lorraine » en raison de son épanouissement culturel à la Renaissance, période durant laquelle Ligier Richier, l’une de ses figures les plus célèbres, est né. On peut encore voir des traces de cette grandeur dans l’architecture de ses hôtels particuliers et surtout dans l’Abbaye bénédictine de Saint-Michel, qui renferme, entre autres trésors, un buffet d’orgue exceptionnel, l’œuvre La Pâmoison de la Vierge de Ligier Richier, ainsi qu’une bibliothèque remarquable, qui contient 8800 oeuvres allant du IXème au XVIIIème siècle. (Si vous cliquez sur l’image ci-dessous, vous serez dirigé vers une vidéo produite par la ville de Saint-Mihiel, offrant plus de détails sur l’abbaye et l’histoire de la cité ).

Une autre création magistrale de Ligier Richier peut être admirée à l’église Saint-Étienne de Saint-Mihiel. Il s’agit de La Mise au Tombeau ou Le Sépulcre, l’œuvre « testamentaire » du célèbre sculpteur.

La Mise au Tombeau de Ligier Richier
Photo : Bertille von Hatten

L’Abbaye Saint-Michel et l’Église Saint-Étienne ont constitué la dernière étape de la sortie culturelle des membres de lAAAHV à Saint-Mihiel, organisée par Claire Brunner. En cliquant sur l’image ci-dessous, suivez leurs pas et découvrez davantage sur ces trésors du patrimoine meusien, grâce aux photos et aux textes enrichissants présentés par Bertille von Hatten :

Voir aussi :

Visite à Saint-Mihiel – Partie I : « Les sculptures Vent des Forêts »

Visite à Saint-Mihiel – Partie II : « Après l’effort le réconfort »

Visite à Saint-Mihiel – Partie III : « La Maison de Ligier Richier »

 

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