Voici la deuxième partie de la suite proposée par Cerise pour le feuilleton « Le Chat de Madame Huant« .

Viktor Pavlushin via Pinterest

Accrochée à sa patte, marchant pattes dessus pattes dessous, une toute petite souris essaye tant bien que mal de tenir le rythme. Ils forment un couple aussi original qu’inattendu qui attire beaucoup les regards des promeneurs mais cela n’a pas l’air de les déranger, ils ignorent les moqueries. Ils semblent très heureux et surtout très amoureux .Voilà donc la raison de ce changement, notre matou est tombé dans le doux piège de l’amour !

Ni tenant plus Madame Huant court vers lui. Le chat d’abord étonné, est très heureux de retrouver sa maîtresse.

L’effet de surprise passé ainsi que les effusions de rigueur dans de telles circonstances, notre matou est fier de lui présenter l’élue de son cœur. Madame Huant, toute émue, les félicite chat-leureusement et tous deux lui sourient (humour!)

Curieuse, elle veut tout savoir et le bombarde de questions.

C’est très simple, il lui raconte qu’ils se sont rencontrés dans une boîte de nuit à Nancy « Au Chat Noir » quelle coïncidence!

Dès le premier regard, coup de foudre, leurs cœurs se sont mis à battre et Cupidon a fait le reste

Mais ce n’est pas tout, rappelez-vous, notre héros rêvait aussi d’écrire des poésies. Il s’en croyait incapable, mais miracle de l’amour, les rimes sont venues à lui et il a accepté fièrement de réciter à sa maîtresse le poème qu’il a écrit pour sa belle :

Moi je suis un chat au poil tout gris

Je ne suis pas un chat ordinaire

Je n’ai rien d’un chat de gouttière

Toi tu es une toute petite souris

Tu n’es pas une souris ordinaire

Tu détestes les pommes et le gruyère

On dit que la nuit tous les chats sont gris

Mais moi je suis gris le jour aussi

Tu es grise aussi ma petite souris

C’est peut être pour ça qu’on s’apprécie

Et puis c’est notre droit si on a pas envie

De jouer au chat et à la souris

Quand je pose ma patte sur toi

Tu trembles mais pas de froid ni de peur

Et je te trouve si belle moi

Que je te dévores mais avec les yeux et le cœur

Certains diront que c’est pas logique

Mais nous on s’en fiche des critiques

On sera heureux très longtemps

On ne connaîtra jamais la peur

Même qu’on aura des enfants

Des drôles de petites souris qui ronronneront de bonheur.

Voilà donc notre héros contaminé par le virus de l’amour, une maladie dont on aimerait ne jamais guérir. C’est ce que nous lui souhaitons, bien que la vie soit faite de tant d’imprévus.

Il faut se méfier des jamais, des toujours.On n’est pas maître de son destin mais on va croiser les doigts pour lui.

Que d’émotions pour Madame Huant ! Ils se quittent en se promettant de se revoir très vite, de toute façon, la chatière sera toujours ouverte.

En rentrant chez elle, elle est encore toute bouleversée. Elle est très fière d’avoir retrouvé son chat, amoureux, poète et même prêt à devenir papa !

Mais alors pense-t-elle, de ce fait, je vais devenir grand-mère … !!!

Écrit par Cerise

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